6 millions d’Euros pour 3500 ha d’arbres

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Le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, Bavon N’Sa Mputu Elima, a ouvert lundi 6 août 2012 au Grand Hôtel Kinshasa, l’atelier du lancement du Projet « Appui au développement de l’agroforesterie communautaire en RD Congo» (CEP-AGF). Il s’agit d’un projet financé à hauteur de 6 millions d’euros par la Banque Africaine de Développement(BAD) afin de lutter contre le changement climatique et la dégradation des sols. Ceci se ferra par l’intégration des pratiques agro-forestières en permettant aux populations locales de se sédentariser par la pratique d’une agriculture à la fois durable et de conservation, notamment le plantage des arbres.

 A en croire le coordonateur dudit projet, Martin Lukaya, la démarche consiste à identifier, former et implanter au moins 700 exploitants agro forestiers dans deux provinces cibles : Kinshasa et Bas-Congo. « Nous visons ainsi la création des périmètres agroforestiers avec des espèces d’arbres diversifiés porteur de pouvoir fertilisant, de niches à chenilles alimentaires et de bois à énergie pour une superficie totale de 3500 hectares… », a-t-il expliqué.
 Le but est de sensibiliser les populations impliquées à la gestion durable des terres agricoles et reboisées par l’intégration des essences fertilisantes du sol dans leurs champs vivriers. Le coordonateur Lukaya a fait savoir que l’objectif final est de mettre en place une coopérative agricole en vue de promouvoir la filière commerciale des produits agro- forestiers. 

700 ménages congolais bénéficiaires


 Projet financé par le Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo(FFBC), par le truchement de la BAD pour une durée de 3 ans, 700 ménages (soit 3.500 personnes) en seront les bénéficiaires directs. Ce sont particulièrement les communautés locales basées au plateau de Bateke et au Bas-Congo.
 De manière concrète, l’exécution de ce projet consistera à appliquer et disséminer les techniques améliorantes de fertilité des sols susceptibles d’accroître les rendements des cultures vivrières ; de réhabiliter les terres dégradées ; de renforcer les capacités des organisations-relais et associations paysannes pour la dissémination des innovations agricoles et agroforestières ; d’opérationnaliser un système de suivi-évaluation participatif.


Tshieke Bukasa  

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