5 Chantiers de la République : les PME et les architectes congolais s’interrogent sur leur exclusion

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Depuis plus d’une année, qu’ont été lancés les travaux de la reconstruction de notre pays dénommés Cinq chantiers, beaucoup d’espoirs ont été suscités dans l’imaginaire de tous les Congolais,  de nombreux emplois pour  contremaîtres,  maçons,  carreleurs,  charpentiers, plombiers, des électriciens et des ajusteurs. Il est quand même curieux de constater que plusieurs corps de métiers continuent à se tourner les pouces, s’interrogeant sur leur triste sort. En effet, architectes, décorateurs et jardiniers, pour ne citer que ceux-là, attendent désespérément des offres d’emplois qui n’arrivent toujours pas.

Pourtant, ce ne sont pas des chantiers, ni des opportunités d’empois qui font défaut dans le volumineux panier des travaux d’infrastructures. Il n’y a qu’à voir des maquettes des projets de construction d’infrastructures pour s’en rendre compte. Les architectes qui auraient pu apporter une touche congolaise à l’érection de ces infrastructures, n’ont pas été associés à la conception des projets et à leur exécution. C’est à se demander si tout nous est venu d’ailleurs, même l’architecture qui doit être uniforme et doit pouvoir s’insérer dans le plan de développement des villes, des districts et  territoires.      Voilà pourquoi dans leurs milieux, les architectes se demandent la raison qui peut justifier leur exclusion de ces vastes chantiers. D’où ils sollicitent du ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction de revoir la répartition des travaux tant au niveau des exécutants principaux que des sous-traitants. Car, il serait démotivant que pour la construction des hôpitaux, des écoles, des centres sociaux et des marchés,  l’on ne puisse pas s’adresser aux architectes congolais qui possèdent aussi de solides références dans le domaine.

Les PME réclament la réhabilitation des routes de desserte agricole

Au niveau de la réalisation des routes de desserte agricole et autres routes d’intérêt commun, le constat est presque le même. Seules quelques petites et moyennes entreprises de construction à compter sur les bouts des doigts ont été recrutées pour effectuer quelques ouvrages de sous-traitance.

Alors que devant l’immensité des tâches à exécuter, il y a de la place pour tout le monde, au point que la plupart de ces PME du secteur de la construction se remettraient rapidement au travail, en créant aussi quelques emplois. Comme les PME constituent le moteur de l’économie, l’on verrait plusieurs activités économiques reprendre dans les villages, les secteurs, les territoires et les districts.

Cette reprise des activités économiques aura comme effets induits la création d’emplois, l’éradication du chômage, la lutte contre la pauvreté, la croissance et l’augmentation du Produit intérieur brut.

Pour que le bénéfice de Cinq chantiers rejaillisse sur l’ensemble des entreprises crédibles de la RDC, il faudrait que le ministère des ITPR puisse lancer des concours de sélection pour les autres corps des métiers au fur et à mesure que s’ouvrent de nouveaux chantiers, et que pour de petites routes reliant des villages ou des secteurs, que soient lancés des avis d’appels d’offres pour les PME du secteur de construction intéressées à ces travaux d’infrastructures.

Les Cinq chantiers de la république doivent donc refléter la volonté d’une cohésion d’esprit, ainsi qu’une volonté commune de reconstruire ensemble, la main dans la main, notre pays, et non apparaître comme si cela était la seule affaire de quelques PME privilégiées ou de certains corps des métiers.

                                 J.R.T.   

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