3ème Cycle à l’ESURS : bientôt la fin de la confusion

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La confusion qui  régnait il y a peu de temps au  sein des universités et instituts supérieurs en ce qui concerne l’organisation des études doctorales du 3ème Cycle appartiendra bientôt au passé. Ce cycle réputé réservé à la crème universitaire et intellectuelle du système éducatif dans notre pays, était finalement banalisé et organisé par des institutions publiques ou privées qui n’avaient même pas des infrastructures et un corps professoral qualifié. C’est cela que notre rédaction avait qualifié de « génocide intellectuel de la jeunesse » avant d’encourager le gouvernement à y mettre un terme.

            Cette confusion est sur le point d’être reléguée au passé parce qu’actuellement le gouvernement de la République, à travers son ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de la Recherche Scientifique (ESURS), s’est rendu compte du désordre qui avait élu domicile dans cette organisation et a suspendu l’organisation de ces études sur l’ensemble du territoire national. Au mois de septembre 2014, le ministre a.i. de l’ESURS, Maker Mwangu Famba – actuel ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) – avait tenu informés de cette décision tous les trois Conseils d’Administration des universités et des instituts supérieurs lors d’un échange tenu dans la salle de la bibliothèque de l’Institut Supérieur du Commerce de la Gombe (ISC/Gombe). Exception faite toutefois pour les trois campus traditionnels de l’Université de Kinshasa (Unikin), de l’Université de Lubumbashi (Unilu) et de l’Université de Kisangani (Unikis). Trois institutions universitaires qui possèdent des infrastructures, des professeurs qualifiés et des ressources nécessaires à l’organisation de ces études.

            Le ministre avait alors demandé aux Conseils d’Administration des universités (CAU), des Instituts supérieurs pédagogiques (CAISP) et des instituts supérieurs techniques (CAIST) d’entreprendre une étude au niveau de tous les établissements de formation de l’ESURS pour déterminer ceux qui seraient mieux qualifiés pour l’organisation de telles études. Plus vite ils agiraient, mieux cela vaudra pour la levée de la suspension. C’est ainsi que deux consultants ont été recrutés par le gouvernement pour aider les différents conseils d’administration à clarifier cette situation. Lors d’une « Session extraordinaire des Conseils d’Administration pour la validation du Rapport et du Critérium élaborés par les consultants » qui s’est tenue du 10 au 12 novembre 2014, à l’Hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe, les  consultants ont présenté sept critères auxquels doit satisfaire tout établissement de formation supérieure qui est candidat pour organiser le 3ème Cycle.

Sept axes constituant le critérium pour organiser le 3ème Cycle

            Selon le critérium validé par cette session extraordinaire, tout établissement ou filière visée pour cette formation doit satisfaire à sept exigences : avoir un profil, une organisation et une gouvernance ; avoir des objectifs, missions et finalités ; avoir des ressources professorales et autres ressources humaines conformes à la filière visée ; avoir des infrastructures et équipements scientifiques de l’établissement et de la filière visée ; avoir des ressources financières de l’établissement et celles destinées à la filière ; posséder un environnement et une culture scientifique de l’établissement et, enfin, examiner attentivement la qualité des étudiants visés par le programme des études du 3ème Cycle. Seuls les établissements répondant à ces critères, seront autorisés à  organiser le 3ème Cycle, après la levée de la suspension prévue pour la fin décembre 2014. En outre, les consultants et les participants ont souligné la nécessité de veiller à la qualité des études du 3ème Cycle pour répondre à l’accroissement du nombre des institutions d’enseignement supérieur organisant le 2ème Cycle, à l’accroissement des besoins par l’essaimage des universités et instituts supérieurs et pour préparer la relève académique suite au vieillissement du corps académique. Il a été aussi noté que le 3ème Cycle est destiné à répondre à la volonté d’accroître la compétitivité du système éducatif supérieur.

            Clôturant ces assises de trois jours, Maurice Tingo Yaba Nzolamesu, directeur de cabinet adjoint à l’ESURS, a félicité les consultants qui ont accompli le mandat leur confié et s’est réjoui de la fixation de ce critérium qui s’avère impersonnel et neutre, sans viser personne. L’objectif restait, selon lui, d’identifier les établissements et les filières appelés à organiser les études doctorales. Il a remercié les autorités du pays, particulièrement le Président de la République et le Premier ministre qui ont, non seulement fourni les moyens pour tenir ces travaux, mais les ont aussi accompagné moralement dans les débats.   SAKAZ

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