35 ans de carrière de la « Reine de Mutuashi » : Tshala Muana : les hommages d’un fan belge

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Zemanta Related Posts ThumbnailTshala Muana est un génie, on ne le dira jamais assez. Son intégration de la musique traditionnelle kasaïenne dans un contexte moderne et international est inégalée et mérite un succès mondial-comme l’a encore montré son magnifique concert au Grand Hôtel Kinshasa le samedi 31 août 2013. Techniquement au point l’orchestre « Dynastie Mutuashi » a été très professionnel, comme un groupe organique qui joue ensemble depuis des décennies. Au dessus de tout, la Diva Tshala Muana avec toujours de l’énergie, de maîtrise totale de son art, la chaleur humaine et une modestie invraisemblable pour une grande dame. Tout cela la rend encore plus grande, à la dimension d’un trésor national.

Ce n’est pas par hasard qu’on l’appelle « Mamu Nationale »: elle n’a jamais chanté la tradition Luba-Kasai dans un souci d’exclusivité et de négation de la valeur d’autres traditions musicales. Elle a élevé le rythme irrésistible du Kasaï au niveau du Congo tout entier, comme un don de cette contrée à la nation. Tshala Muana montre une voie où malheureusement peu la suivent : si chaque région et tradition pouvaient cultiver ses trésors musicaux dans un souci d’en faire un don précieux au pays pour que la nation dans sa totalité en profite, ce serait formidable…

Si les traditions de la Province Orientale, du Kivu, le Maniema, du Katanga… pouvaient se transformer en message national, on aura fait un grand pas en avant et compris le vrai message de Tshala Muana. La «Mamu» devra aussi devenir « Mamu Internationale » !
Son art se situe à un niveau mondial, très certainement capable de faire bouger de grands publics à New York, Los-Angeles, New Delhi, Rio de Janeiro , Londres et Moscou … un marketing efficace pourra sans aucun doute faire de Tshala Muana une star du niveau des plus grandes stars mondiales – bien sûr, sa modestie et son souci d’authenticité la protègeront toujours contre la perte de son âme dans le monde du showbiz qui ne se soucie que de l’argent pur et dur. Mais son art devra s’élever un jour à celui de patrimoine mondial, au niveau d’un don universel.

Erik Kennes

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