Les Kuluna « général Mayele », «Jilva6» et «  Ma colonel » toujours en cavale

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Au moment où la ville de Kinshasa élargit son territoire vers les zones annexes urbano-rurales, au rythme de la croissance démographique fulgurante et de l’anarchie foncière non maîtrisée, la Police nationale congolaise éprouve d’énormes difficultés pour s’implanter dans ses coins et recoins et assurer une couverture sécuritaire suffisante.

Concernant la traque des malfaiteurs, les responsables des services de sécurité s’arrachent les cheveux pour mettre hors d’état de nuire des inciviques plus volatiles que le gaz. Ainsi en est-il de trois grands bandits qui continuent à donner du fil à retordre aux différentes unités de la Police provinciale de la ville de Kinshasa, parce que quand on les traque à Mont Ngafula, ils vont se réfugier à Nsele et Maluku. Et quand ils sont recherchés à Masina, Mpasa et Mikondo, leur cachette est délocalisée à Matadi Kibala et Brikin ou Pompage. Ils agissent comme s’ils étaient informés de l’organisation de la traque lancée contre eux.

Les trois fameux membres de la pègre sont Itashi alias « général Mayele », le chef de bande, Mansanga le redoutable «  Jilva 6 » et un certain « Sarkozy » alias «  Macolonel », tous non autrement identifiés. Selon une source policière, ils avaient laissé leur signature dans une série de vols à main armée perpétrée au quartier Herady, commune de Selembao. Arrivés à 2 heures du matin, ces bandits étaient appuyés par leurs comparses dont le nombre et l’identité n’ont pas été communiqués aux unités de la police lâchés sur l’affaire.

La nuit des faits, ces malfaiteurs étaient porteurs d’armes de guerre et d’outils rudimentaires. Des violents coups administrés sur le mur de la résidence de Jean Kawaya, sur Q HPH ( habitations humanitaires) n° 94, quartier Herady, commune de Selembao, un pan s’écroulait, présentant une grande brèche par laquelle les délinquants ont pu faire irruption dans la maison du couple.

Outre un peu d’argent, ces malfaiteurs ont emporté plusieurs effets vestimentaires, des appareils électroménagers, ainsi que d’autres biens de valeur.

Non satisfaits de la modicité du butin, après la petite évaluation qu’ils en ont fait à des centaines de kilomètres de la maison de la première victime, ils ont opté de poursuivre leur randonnée criminelle dans le même quartier.

De moellons pour opérer des trous dans les murs des maisons

La bande à « général Mayele » s’est rendu  ensuite sur avenue Kadange
n°14, toujours dans ce quartier Herady, à Selembao. Cette fois, c’est
au domicile de Mme Mvula José qu’ils sont allés opérer. La dame qui
dormait profondément, a été brutalement réveillée par des bruits de
casses au mur de son salon. Sous la panique, elle a vite éteint les
lumières, croyant décourager les délinquants. Peine perdue. Les
brigands ont continué leur sale besogne de démolition du mur du salon.
Ils utilisaient pour ce faire, un gros moellon ramassé dans la
parcelle de la victime.
Un gros trou laissait alors entrevoir le mobilier du salon, avec
quelques appareils électroménagers dont un petit poste téléviseur posé
sur une table. A l’intérieur de la maison, la dame qui terrorisée, a
cédé tout ce qu’elle possédait de cher, un peu d’argent de ses
économies et quelques effets dont des bijoux. Dame chance n’était pas
avec eux cette nuit-là. Car, ils n’ont pas amassé des butins de grande
valeur.
Il était 3 H 45’ quand ils ont quitté le domicile de la dernière
victime. A cette heure-là, quelques habitants du quartier Herady
s’étaient tôt réveillés pour se laver, afin de se rendre aux arrêts de
bus. La bande à «  général Mayele » a dû presser le pas pour ne pas
être pourchassée.
Le lendemain de ces vols à main armée en série qui ont terrorisé tout
le quartier Herady, l’on se rendait compte que c’est la même bande qui
a opéré au Q HPH ( habitations humanitaires) et sur avenue Kadange
n°14. Cette conclusion ressortait du modus operandi utilisé par ces
bandits, l’usage de gros moellons pour trouer le mur de la maison de
victimes. Et lors de leurs forfaits, trois noms circulaient entre eux,
«  général Mayele », «  Macolonel » et Jilva 6.
Depuis le début du mois de juin, le Groupement de recherche et
investigations qui a retrouvé dans ses fichiers les traces de ces
trois brigands et a entrepris la traque de ces inciviques. Le fait que
ces malfaiteurs sont introuvables dans la ville de Kinshasa, comme l’a
laissé entendre une source policière, l’on croit savoir qu’ils se
réfugieraient dans une autre ville. Et la police ne s’est pourtant pas
découragée. La traque continue, car on enregistre chaque nuit,
d’autres cas de vol à main armée commis et dont les caractéristiques
sont identiques. Cette similitude de signatures laisse penser qu’il
s’agit invraisemblablement de la même bande des malfaiteurs sous la
direction de «  général Mayele ».

J.R.T.