L’ADEAC sensibilise la jeunesse pour un monde 50-50 d’ici 2030

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C’est sous le thème « L’autonomisation des femmes congolaises, un défi pour un monde 50-50 à l’horizon 2030 » que la représentante de la plate-forme ADEAC (Action pour l’autonomisation et le développement des communautés africaines), Solange Nyenyezi, Amisi, a échangé le vendredi 25 mars 2016 dans la salle de réunions d’OSISA, avec ses membres et des étudiants représentant des universités et instituts supérieurs de Kinshasa. Les participants à cette matinée d’échange et de formation organisée par l’ADEAC, en collaboration avec le MJDD (Mouvement des jeunes pour la dignité et le développement), ont eu droit à plusieurs autres interventions axées sur l’autonomisation de la femme, le leadership féminin, le management et l’entreprenariat. Les différents messages ont mis un accent particulier sur l’implication de la jeunesse dans l’atteinte des objectifs d’un monde 50-50 à l’horizon 2030. Cette formation des formateurs a été sanctionnée par la remise des brevets aux participants, appelés à répercuter les connaissances acquises à leurs bases respectives.
Dans son exposé, Solange Nyenyezi a expliqué à son auditoire que pour avancer plus vite vers l’égalité des sexes et parvenir à un monde 50-50 à l’horizon 2030, l’égalité de genres doit être abordé à travers 3 dimensions distinctes à savoir : l’égalité dans les opportunités économiques, l’égalité dans le développement humain et l’égalité dans les lois et les institutions. Pour cela, a-t-elle laissé entendre, il faudra combler les écarts entre les sexes, en améliorant l’accès de la femme et la fille congolaise à l’éducation, l’acquisition des compétences, la santé, la fertilité, la sécurité personnelle, la propriété foncière, le crédit, la connexion aux infrastructures, l’égalité devant la loi, la représentation et l’accès au vote.
Parlant de l’autonomisation économique des femmes, elle a également ressorti trois dimensions, la première étant celle des opportunités économiques qui peuvent être favorisées en RDC par des actions visant notamment à accroitre l’employabilité des femmes, la deuxième étant l’amélioration des statuts légaux et la participation et inclusion de la femme dans les processus décisionnels économiques en troisième lieu.
L’atteinte d’un monde 50-50 à l’horizon 2030, un mythe ou une réalité ? A cette question, la représentante d’ADEAC a répondu qu’il s’agit bel et bien d’une réalité, mais dont l’accomplissement est un processus qui dépend de l’engagement de tous et qui doit commencer dès le bas-âge.
Selon Francis Mukendi Ilunga, directeur de cette organisation, l’ADEAC est une plate-forme qui existe depuis 2015, regroupant plusieurs associations, avec pour mission principale, l’autonomisation des populations vulnérables, pour la création d’une classe moyenne d’ici 2030. Avec Mont-Ngafula comme commune pilote (avec ses 6 pools de gestion), l’ADEAC a l’ambition de s’étendre dans tout le pays et en Afrique, avec son grand projet de la création d’une banque populaire.
Myriam Iragi