Plaidoyer d’un acteur  de la lutte anti-mines

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Francky Miantuala, coordonnateur de l’Ong Campagne Congolaise pour Interdire les Mines (CCIM) était face aux médias le samedi 23 janvier 2016. En somme, cet acteur social  a fait l’état des lieux des armes à sous munitions (ASM) en RDC et plaidé  pour la promulgation par le Chef de l’Etat du projet de loi sur la Convention d’Oslo sur les armes à sous munitions (CSAM).
D’entrée de jeu, notre interlocuteur a fait savoir que les ASM, à priori plus nocives que les mines anti-personnelles, sont des armes conçues pour libérer d’autres munitions et explosent  quand elles atteignent leurs cibles.
Le décor étant planté, il est revenu sur l’état des lieux dressé par le CCIM et d’autres ongs sur la lutte anti-mines en août 2015 au cours duquel leurs structures associatives  se sont inquiétées de la lenteur du parachèvement du processus d’adhésion  de notre pays à la Convention d’Oslo. Cette évaluation a été faite dans la cadre de la célébration du 5ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la CASM.  Lors de leurs retrouvailles  d’août 2015, le CCIM et ses partenaires s’étaient assignés comme objectifs, de partager les progrès réalisés par la RDC dans le sens du respect des obligations de la CASM, contribuer à l’accélération du processus d’adhésion de la RDC à ladite convention et favoriser la participation de notre pays à la conférence d’examen de la CASM  qui devrait avoir lieu en septembre  en Croatie
On rappelle que la CASM est entrée en vigueur en août 2010.  La RDC l’avait signée  en mars 2009 et  le projet de loi relatif à  l’adhésion de notre pays à ladite convention avait été déjà adopté  par les deux chambres du Parlement. Depuis lors, a expliqué l’hôte des médias, les acteurs sociaux en matière de lutte anti-mines attendent avec impatience la promulgation de ladite loi par le Chef de l’Etat,  et au finish l’adhésion formelle de la RDC à la CASM.
            Quatre mois après l’alerte lancée par les acteurs sociaux suivie de la correspondance adressée à la Présidence pour voir la RDC adhérer à son tour à la CASM, les choses ne semblent pas vraiment bouger, a-t-il indiqué.
C’est ainsi qu’au nom de ses pairs, a précisé Miantuala, le CCIM qui avait initié l’évaluation évoquée ci-haut,  est revenu à la charge en ce début d’année pour exhumer le dossier d’adhésion de la RDC à la CASM.
            Revenant sur les avancées réalisées dans notre pays sur les ASM, il a épinglé les opérations de dépollution  qui se déroulent dans des zones où ces armes ont été signalés, bien que la RDC ne soit pas encore devenue un  Etat partie  de ladite convention.
            Il  a signalé que la CASM interdit  l’utilisation, le stockage, la production, le transfert  des ASM, recommande leur destruction…..
             Congo Brazza, Togo, Sénégal, Cameroun,  Tchad,  Côte d’Ivoire, Burundi……. font partie des pays africains ayant adhéré à la CASM.
            L’entrée en vigueur de la Convention d’Oslo est le couronnement d’une longue bataille menée  pendant une certaine période  au cours duquel le texte final avait été préalablement discuté et finalement adopté. La Convention avait été ensuite  ouverte » à la signature des Etats en 2008 à Oslo  et est entrée en vigueur en 2010, après avoir bénéficié d’une quarantaine de ratifications.
Jean-Pierre Nkutu