Mboso et le CRD pour le Dialogue national inclusif

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Les membres de la Convention pour la République et la Démocratie(CRD), réunis en Conseil national extraordinaire, le samedi 5 décembre 2015 en la salle de fête située aux abords du terrain Assossa à Kasa-Vubu, se sont unanimement prononcés pour le Dialogue politique inclusif convoqué, il y a une semaine, par le Chef de l’État, Joseph Kabila. Au cours de cette manifestation politique qui a réuni des centaines de ses militants, c’est l’autorité morale de la CRD, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, en personne, qui a lu la déclaration finale de ce forum approuvé par l’ensemble des participants. «Conscients de nos droits et devoirs devant Dieu, la nation et l’histoire, nous prenons solennellement l’engagement de soutenir la tenue du dialogue politique national inclusif en vue de trouver des solutions consensuelles à la relance du processus électoral plombé jusqu’ici par diverses contraintes connues de tous ! », a-t-il souligné.
Remontant dans l’histoire politique du pays, d’entrée de jeu, Christophe Mboso et ses pairs, ont renseigné que, dès sa création en 1885 à ce jour, en passant par son accession à la souveraineté nationale et internationale en 1960, la RDC a connu un parcours jalonné des négociations politiques laborieuses. Pour mémoire, il cite : la Conférence de Berlin en 1885, les Tables-rondes de Bruxelles, Tananarive et de Coquilathville, les Conférences de Lovanium et de Luluabourg ; les Négociations du Palais de marbre I et II ; les Conclaves de Kinshasa ; l’Accord de Lusaka et de Sun City ; et tout récemment les Concertations nationales, sans oublier de mentionner la Conférence nationale souveraine. « A la lumière de ces négociations politiques d’envergure, il apparait clairement que l’histoire existentielle de la RDC, en tant qu’État et nation, s’est inexorablement inscrite, par la force des évènements, dans la logique d’une dialectique implacable ayant pour socle l’arbre à palabre, ce lieu idéal de concertation et d’échange d’idées » a appuyé l’autorité morale de la CRD.
            Confiant à l’assistance qu’il est lui-même dans l’univers politique depuis 1977, l’actuel vice-ministre de la Justice et Droits humains, Christophe Mboso, a conclu que l’histoire est un éternel recommencement. Et pour preuve, précise-t-il, le pays est encore confronté, aujourd’hui, à une crise politique grave lié à des contraintes subséquentes à l’organisation des élections voulues par tous, libres, transparentes et crédibles, dans la paix et la concorde nationale.
            Pour la CRD, tous ces problèmes ne peuvent trouver de solution qu’autour d’une table, à travers le dialogue national, voulu inclusif par le Chef de l’État, Joseph Kabila, et réclamé à cor et à cri par la classe politique et la société civile. « Le dialogue demeure, à ne point en douter, un élément essentiel de la démocratie participative en ce qu’il associe le peuple à la prise des décisions importantes pour la conduite des affaires de l’État » a déclaré le leader du parti, exhortant le président de la République à poursuivre inlassablement ses efforts pour la tenue effective du dialogue politique national inclusif, porteur de paix, de stabilité et de cohésion nationale.
            Bien avant lui, le président du parti, Jonathan Bialosuka Wata, avait tenu à préciser qu’il n’y a pas de crise de légitimité au pays, car les dirigeants actuels ont été élus. Simplement, la CRD ne veut pas se fier aux déclarations des rues. « Le dialogue demeure par essence le fondement des rapports humains dans la société parce qu’il conforte la compréhension et la transparence entre les hommes » avait-il prononcé.
Tshieke Bukasa