CEEAC : Kinshasa abrite un atelier régional sur la cybercriminalité

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Un atelier sur la cyber-sécurité et la cybercriminalité en faveur de  la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’est ouvert hier lundi 24 août 2015, au Fleuve Congo Hôtel, dans la commune de la Gombe, en présence du Vice-ministre des Postes et Télécommunications, Enoch Sebineza, de l’Ambassadeur des Etats-Unis en RDC, James Swan, et des responsables des deux gouvernements.

Ces assises, coparrainées par la République Démocratique du Congo et les Etats-Unis d’Amérique vont se clôturer ce mercredi 26 août. Elles se focalisent sur des questions liées aux menaces et activités criminelles transnationales opérées à travers internet (cybercriminalité) qui résultent de son usage croissant, et auxquelles de nombreux pays de l’Afrique sub-saharienne sont de plus en plus confrontés.

Les participants échangent sur la situation de  l’Afrique Centrale, notamment la lutte à mener contre ce phénomène ; la sécurité des téléphones portables; la liberté sur Internet et son accessibilité; ainsi que la création d’Equipes nationales d’intervention en cas d’urgence informatique (CERT).

Pendant ces trois jours, les participants espèrent voir leurs capacités et connaissances renforcées concernant les plans et politiques efficaces en matière de cybers-sécurité ; les stratégies nationales et régionales de cyber-sécurité ; et les rudiments relatifs à l’importance de la collecte et de l’utilisation des preuves électroniques.

Pour le vice-ministre des Postes et Télécommunications, cet atelier va permettre aux pays de la région d’avoir des idées communes afin de mener une lutte efficace contre ces pratiques, qui surtout pour la RDC, s’avèrent des dangers permanents en tenant compte de sa dimension et du nombre de ses voisins.

C’est dans ce sens que l’Ambassadeur James Swan a exprimé, dans son allocution, le vif souhait de son pays de travailler avec ceux pays de la région d’Afrique Centrale tout au long de cet atelier, en vue de soutenir les efforts de chacun dans  l’élaboration des lois et procédures qui garantissent la sécurité des réseaux du net et des mobiles, afin de juger et enquêter sur les crimes impliquant l’utilisation d’ordinateurs et de l’Internet (cyber-sécurité).

Cet apport des EU vise à faire progresser la coopération régionale en matière de cyber-sécurité et approfondir les partenariats de cyber-sécurité avec les membres de la CEEAC, a déclaré le diplomate américain.

Il a par la suite soutenu qu’il est crucial pour l’Afrique centrale et le monde entier d’avoir des outils nécessaires pour aider à mettre fin à la menace continue et en pleine évolution des crimes commis sur Internet. La cybercriminalité, a-t-il mentionné, coûte des milliards de dollars à l’économie mondiale et réduit la confiance du public à l’égard de l’Internet.

Elle n’a pas de frontière et n’est pas un phénomène nouveau en Afrique. La plupart des problèmes qui surviennent à travers ce continent sont créés au moyen d’outils peu coûteux qu’on trouve facilement sur le marché. Les criminels profitent de ces outils pour attaquer des systèmes vulnérables.

Pour combattre efficacement la cybercriminalité transnationale, a soutenu James Swan, les gouvernements doivent mettre en place des lois appropriées et développer des capacités spécialisées d’enquête et de poursuites judicaires, tout en renforçant les coopérations entre eux pour harmoniser leurs lois et développer des manières de partage d’informations et des preuves.

Il sied de signaler que les participants à cet atelier, cinquième du genre, sont des responsables gouvernementaux en provenance de l’Angola, du Botswana, du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Tchad, de la République Démocratique du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Gabon, du Ghana, du Kenya, de la République du Congo, du Sénégal et des Etats-Unis d’Amérique.

Des organisations régionales telles que la Commission de l’Union Africaine, le Marché Commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe (COMESA), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) ont été invitées à partager leurs idées sur la cybersécurité et la cybercriminalité.

 

Myriam Iragi