195 ONG saluent les sanctions de l’UE et des USA contre des personnalités congolaises

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195 ONG de défense des droits de l’homme saluent les sanctions prises par l’Union Européenne et les Etats Unis contre de hauts responsables du gouvernement et des services spéciaux ainsi que contre leurs intérêts commerciaux pour leur implication dans la répression politique, les exactions commises dans les provinces du Kasaï et d’autres violations des droits humains à travers le pays, et le blocage de l’organisation des élections conformément à l’accord du 31 décembre 2017, indique un communiqué de presse, daté du 10 juin 2017, signé par ACAJ conjointement avec Drapeau blanc, Action des femmes
pour le développement et la paix, action pour la justice et le développement, etc.

Les sanctions européennes consistent en interdiction de voyager dans les territoires de l’Union Européenne ainsi qu’au gel des fonds ou des ressources financières appartenant aux personnes visées par ces mesures. Il est reproché aux personnes sanctionnées d’avoir contribué aux actes constitutifs des violations des droits humains en RDC, en
les planifiant, les dirigeant ou les commettant. Il s’agit notamment
de Gédeon Kyungu Mutanga, Jean Claude Kazembe, Alex Kande,
Boshab…Les USA ont appelé la Monusco à mettre en place une enquête
sur la mort des experts onusiens, ainsi qu’une commission d’enquête
internationale sur les violations des droits humains commises dans la
province du Kasai par des groupes armés et les forces de sécurité
gouvernementales, poursuit le même communiqué de presse.
Les 195 ONG des droits de l’homme réitèrent les appels lancés à la
justice congolaise en vue de lutter contre l’impunité de plus haut
responsables des violations des droits humains, notamment dans
l’opération Likofi ; la découverte des fosses communes à Maluku et
dans les provinces de Kasai ; les tueries de Beni-Lubero ; les
détentions au secret opérées par les services de renseignement et les
exécutions sommaires commises par les forces de sécurité à l’occasion
des manifestations de janvier 2015, septembre et décembre 2016. Car,
pour les faits relevés ci haut, aucun responsable de haut niveau n’a
été inquiété par la justice congolaise, alors que justice devrait être
rendue aux victimes de ces abus ainsi qu’à leurs familles.
D’après ces ONG, ces sanctions sont un signe que l’UE et les USA ne
restent pas indifférents aux violations des droits de l’homme commises
en RDC et que leurs responsables devront en payer le prix.
C’est pour cette raison que les 195 ONG exhortent le Conseil de
Sécurité des Nations Unies, l’Union Africaine et les dirigeants des
Etats Africains à prendre des sanctions similaires ou à revoir leur
stratégie de coopération avec le gouvernement congolais afin
d’encourager ce dernier à appliquer intégralement l’Accord du 31
décembre 2016, garant d’un climat de paix pour le pays et susceptible
d’aider à mettre fin aux violations des droits humains.
D’après les 195 ONG, les personnes sanctionnées se sont illustrées
par des actes qui ont encouragé les violences contre les populations
civiles dans les provinces du Kasai et contribué à la répression des
manifestations de l’opposition et de la société civile qui réclamaient
entre autres l’application intégrale de l’Accord politique global et
inclusif du 31 décembre 2016 devant conduire le pays à des élections
libres, transparentes et apaisées d’ici la fin de l’année 2017.
Murka