Les ressortissants de l’Ituri à Kinshasa redoutent un nouveau drame

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Un incendie s’est déclaré hier lundi 9 février aux alentours de 13 heures, dans une maison en étage, située au numéro 4371 de l’avenue Onatra, quartier Ndolo, dans la  commune de Barumbu, causant des dégâts énormes.

Bien que les vraies circonstances de ce drame demeurent encore inconnues, les témoignages recueillis auprès des habitants du quartier, indiquent que  c’est un réchaud à pétrole mal allumé qui serait à la base du sinistre.

A en croire les mêmes témoignages, deux gamines d’une même famille, âgées respectivement de 10 et 17 ans, s’apprêtaient à préparer un repas dans la cuisine, lorsqu’elles ont été surprises par une flamme épaisse qui a jailli dudit réchaud.

Paniquées par la flamme, les deux fillettes sont sorties en catastrophe, appelant à l’aide les voisins. Pendant ce temps, le feu s’est propagé d’abord sur la table en bois, avant d’embraser les autres mobiliers se trouvant dans la cuisine. C’est avec une vitesse inouïe que les flammes ont atteint les autres pièces de la maison.

En attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers, les habitants du quartier mobilisés comme un seul homme, ont entrepris de lutter contre l’incendie avec des moyens rudimentaires. Les uns apportaient des seaux remplis de sable, les autres. Tout était consummé et la grande partie de la maison était irrécupérable !

Alors que le découragement se lisait sur certains visages, le camion anti-incendie de l’Hôtel de ville de Kinshasa s’est signalé, mais c’était 45 minutes plus tard. Les sapeurs-pompiers ont mis du temps à déployer leur matériel, pendant que les flammes continuaient à s’étendre jusqu’au niveau de la toiture, menaçant même les habitations environnantes. C’est à travers les flammes et un nuage de fumées que l’on assistait à un combat désespéré entre ces agents de l’Hôtel de ville et le feu, devant des témoins déçus et révoltés de constater que les sapeurs-pompiers de ce service urbain arrivent toujours en retard. Et souvent, pour constater les dégâts et repartir penauds.

Dieu merci ! Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Pour la famille sinistrée, ce sont des économies de toute une vie qui sont parties en fumées. Car, ils n’ont pas perdu seulement des mobiliers, mais aussi des effets vestimentaires, des appareils électroménagers, ainsi que des documents importants.

Aujourd’hui inconsolables, les membres de cette famille ne savent plus où loger, leur maison ayant été totalement réduite en cendres.
Vu la rapidité avec laquelle le sinistre s’est produit, les observateurs évoquent la thèse d’un incendie provoqué par une panne du réchaud qui aurait connu une fuite de pétrole. Quelques rumeurs laissent entendre qu’il pourrait s’agir du pétrole mélangé avec d’autres substances notamment l’essence ou le kérosène, qui serait à la base de ce sinistre. Cette pratique à laquelle certains vendeurs ambulants s’adonnent à Kinshasa, sans en mesurer les conséquences, serait assez répandue dans certains quartiers pauvres de la ville de Kinshasa.
Pour l’instant, des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes réelles de cet incendie.

Situation récurrente à Kinshasa

C’est presque chaque jour que plusieurs habitations de Kinshasa sont victimes de pareils drames, dont la majeure partie est due à l’inattention des propriétaires. On enregistre souvent des incendies dus aux mauvais raccordements des fils électriques, aux bougies abandonnées bien qu’elles soient allumées, aux groupes électrogènes mal branchés ou aux installations électriques dépourvues des dispositifs coupe-circuits. Et quand le courant est rétabli, c’est la catastrophe.

Dans pareilles circonstances, certaines familles victimes refusent de s’assumer et rejettent la balle dans le camp de la SNEL, alors qu’elles sont les premières responsables.
Perside Diawaku