17ème sommet de l’Afraca à Kinshasa : la Bcc assume la présidence jusqu’en 2012

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Les rideaux sont tombés hier, en début d’après-midi, sur les travaux de la 17 ème assemblée générale de l’Association africaine de crédit rural et agricole qui se sont déroulés du 23 au 25 novembre 2010 à Kinshasa.  29 pays membres et des délégations de plusieurs organisations régionales, continentales et internationales, ainsi que les principaux partenaires au développement, avaient pris part à ce forum.

Cette grande réunion s’est terminée hier, comme il faudrait le souligner, sous le signe de la satisfaction générale, aussi bien des responsables de la Banque centrale du Congo qui en étaient les organisateurs avec le secrétariat général, que des participants venus de divers horizons. 

            A l’issue des travaux, la Banque centrale du Congo a été élue à la présidence de l’Afraca pour un mandat de deux ans. Et c’est  Abuja, la capitale du Nigeria, qui abritera le 18 ème sommet de cette organisation en 2012. 

            Le nouveau président de l’Afraca, Jean-Marie Emungu, qui est le vice-gouverneur de la BCC, a pris la parole à cette occasion, pour remercier les membres de cette association, pour avoir porté leur choix sur la Banque centrale du Congo pour prendre les rênes de l’Afraca, et sur sa personne pour conduire la politique de cette organisation.

            Au nom de son institution, la BCC, Jean-Marie Emungu a promis d’œuvrer pour que les recommandations de la 17 ème assemblée générale de Kinshasa soient concrétisées. Pour ce faire, il compte sur la collaboration des comités sous-régionaux, du secrétariat général et de principaux partenaires, pour la réussite des objectifs de l’Afraca. Certes, la tâche ne sera pas aisée, tant les défis que s’est imposée cette organisation africaine sont immenses, et que le continent est confronté à de nombreuses crises. Il espère toutefois qu’avec l’appui des décideurs africains, plusieurs étapes pourront être franchies.

            Pour terminer, le nouveau président de l’Afraca a loué les efforts déployés par son prédécesseur qui pendant deux ans, a conduit la barque de l’Afraca, à bon port. Jean-Marie Emungu a promis de recourir à son expérience et à sa sagesse, chaque fois qu’il sera nécessaire, pour poursuivre l’action qu’il a amorcée à la tête de cette organisation.

            Signalons d’autre part que les participants ont restructuré les quatre sous-régions qui constituent l’association. Il s’agit de la sous-région de l’Afrique de l’Est qui est présidée par M. Edmond Gowa. La sous-région de l’Afrique de l’Ouest francophone est chapeautée par M. Moussa Diallo. La sous-région de l’Afrique centrale est placée sous la supervision d’Afriland First Bank du Cameroun, tandis que la sous-région de l’Afrique australe est présidée par une banque tanzanienne. 

L’agriculture africaine confrontée aux défis immenses 

            Plusieurs ateliers avaient été organisés dans le cadre du 17 ème sommet de Kinshasa. L’un de ces ateliers qui avait pour thème central, l’intermédiation financière rurale pour la croissance et la création de richesse en Afrique, a rappelé l’atelier tenu dernièrement à Kinshasa, du 23 au 24 novembre. Les intervenants ont dévoilé le tableau sombre des structures agricoles africaines. La majorité de la population africaine, ont-ils fait savoir, habite le milieu rural. Sans infrastructures de base, telles que les routes de desserte agricole, des voies d’évacuation des produits, et même des infrastructures de stockage et de conservation, les paysans vivent toujours dans la pauvreté.

            En Afrique, les populations ont besoin d’une intermédiation bien étoffée, solide et bien organisée. C’est donc à ces nombreux défis que sont confrontées les populations africaines qui ont un besoin immense des services financiers dans le secteur agricole.

Le développement de l’Afrique devrait partir de l’agriculture.

            Aujourd’hui, les campagnes africaines se vident. Les jeunes immigrent vers les villes, abandonnant les villages à leur triste sort. Cet exode rural massif est un des facteurs qui ont entraîné la baisse sensible de la production agricole. Faute de crédits, plusieurs coopératives n’ont pas pu progresser.

            Voilà pourquoi la création de l’Afraca a été soutenue par plusieurs partenaires au développement. Car, appelée à relever de nombreux défis.

            En Afrique, l’agriculture doit devenir le pilier du développement et mériter l’attention des décideurs politiques. Car, on ne peut pas envisager la relance de l’agriculture sans envisager le développement de nos contrées. Il faut des routes, des ponts, des centres de stockage, de conservation et même des unités de transformation. Il faut mécaniser l’agriculture, recourir aux semences améliorées, et continuer la recherche pour la mise au point de nouvelles semences, de nouveaux procédés et de nouveaux produits. Tout cela exige des financements importants qui se font rares dans le secteur.

            L’expérience des services financiers publics qui ont dévoilé leurs limites et faiblesses, n’est plus à relancer. Il faut de nouveaux investissements. Certains participants restent convaincus que c’est le secteur privé qui bien outillé pourra prendre le relais.

            On a salué l’intervention des institutions de la microfinance qui viennent en appui au secteur bancaire traditionnel. Plus souples, elles accordent des crédits accessibles aux petits paysans. Enfin, le tout doit être régi par un environnement réglementaire, légal, juridique et fiscal incitatif.

            Ce sont là les quelques défis de l’Afraca et autant des tâches auxquelles doit s’attaquer le nouveau président de l’Afraca et son équipe.

         J.R.T.  

 

 

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