172 OPJ de la police formés en techniques d’enquête

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Le partenariat qui existe entre la Police nationale congolaise et la Mission Eupol RD Congo, l’Agence suédoise pour le développement international, ainsi que la Mission de Nations unies pour la stabilisation du Congo à travers ses branches spécialisées que sont la Police civile et le Bureau conjoint de Nations unies pour les Droits de l’Homme, a été mis en exergue, vendredi dernier, à la cérémonie de clôture de la session spéciale de formation pour 172 OPJ de la police en matière de lutte contre les violences sexuelles.

En effet, cette formation  dispensée par des formateurs congolais ayant bénéficié d’un programme de renforcement des capacités pour formateurs organisé avec le concours de la Coopération allemande, la Monusco, le Bureau conjoint des Nations unies pour les Droits de l’Homme, n’a été rendue possible que grâce au financement de l’Agence suédoise pour le développement international.
Le commissaire général de la PNC a saisi cette occasion, pour remercier les différents partenaires pour l’appui et l’assistance apportés à notre pays.  Il s’est réjoui de cette formation assurée d’abord dans trois provinces, avant de la voir s’étendre dans d’autres. Ce qui a  permis aux policiers, de renforcer leurs capacités dans le domaine de la lutte contre violences sexuelles et les violences faites aux enfants.
La question de la protection de la femme et de l’enfant, a-t-il fait remarquer, est une préoccupation majeure pour les autorités du pays. Voilà pourquoi la Police nationale congolaise dont la mission principale est la protection des personnes et de  leurs biens, doit disposer des policiers formés conformément au plan de mise en œuvre de sa réforme.

Auparavant, il a remercié l’Agence suédoise pour le développement international, et loué ensuite, la Mission Eupol RD Congo pour sa participation à la mise en œuvre de la réforme de la police, les Coopérations allemande et britannique, la Police civile de la Monusco et le Bureau conjoint des Nations unies pour les Droits de l’Homme. 
Pour sa part, le chef de la Mission Eupol RD Congo a insisté sur la parfaite collaboration entre les partenaires du projet, à savoir la PNC, le Bureau conjoint des Nations unies pour les Droits de l’Homme, la police civile de la Monusco et la Mission Eupol RD Congo.

 Cette collaboration, a-t-il fait observer, a demandé des efforts à tous les participants, mais elle a rendu possible le résultat obtenu.
Le commissaire divisionnaire Jean-Paul Rikir a ensuite, indiqué que cette formation «  Lutte contre les violences sexuelles » a regroupé de nombreuses disciplines tant dans le domaine du droit que dans le domaine des techniques d’investigation. Et elle a été dispensée pendant six sessions à 120 OPJ de Kinshasa, ainsi qu’à 52 OPJ opérationnels dans le projet de commissariat de référence de Kinshasa.

Le chef de la Mission Eupol en a profité pour souligner le travail effectué par des formateurs de la PNC, que ce soit les formateurs formés en mai dernier avec l’aide de la Monusco, ou les formateurs de la police technique et scientifique, formés avec l’appui de la Coopération allemande ( GIZ). Ainsi la PNC dispose maintenant d’un groupe de formateurs parfaitement préparés pour donner les cours en matière de lutte contre les violences sexuelles. Comme avantage, elle permettra de promouvoir le partage des connaissances et la multiplication des formations basées sur une expertise nationale congolaise.
Mayal, chargé de la formation en Droits de l’homme au Bureau conjoint des Nations pour les Droits de l’Homme, représentant le responsable de son organisme empêché, a insisté sur les missions spécifiques dévolues à ces OPJ formés et qui sont aptes aujourd’hui, à rechercher, identifier les infractions liées aux violences sexuelles et traquer leurs auteurs.
Il arrive souvent, a-t-il relevé, que les victimes ne connaissent pas leurs droits, et les OPJ formés devront les aider à le savoir.

Mayal Tshiabuila s’est dit satisfait de cette formation qui cadre avec la répression des violences sexuelles avec l’acquisition des notions et procédures applicables aux mineurs, et autres modules sur le droit pénal spécial applicable aux violences sexuelles.    
Le représentant de la Police civile de la Monusco a salué l’initiative de cette formation qui a permis la synergie des formateurs et la collaboration avec le Tribunal pour enfants. La Monusco intervient dans ce programme de renforcement des capacités dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu sur les violences sexuelles en RDC.
Cette formation a développé trois thèmes, notamment la formation technique, la formation générale et la formation juridique. Auparavant, le directeur de l’Ecole de formation des OPJ a brossé l’historique de ce centre de formation de la police qui, a-t-il dit, a vu le jour, le 15 décembre 2006, et fut chargée  d’assurer une formation homogène aux officiers de police judiciaire à compétence générale.

Après avoir évoqué la contribution des partenaires à la mise en œuvre de ce projet, le commissaire supérieur Langa a fait savoir que cette école a déjà formé 600 OPJ aussi bien pour la PNC, que les autres services de l’Etat, notamment la Direction générale de migrations, la RVA, les agents des Mines, et autres.
Enfin, le délégué des lauréats a remercié la hiérarchie de la police pour leur avoir donné l’occasion de suivre cette session spéciale sur la lutte contre les violences sexuelles. Par sa voix, ses collègues ont pris l’engagement de mettre en pratique les matières apprises, avant de formuler le vœu de voir se poursuivre ce programme de formation.
Signalons que le président du Tribunal pour enfants, Daudet Mputu Ilua, a quant à lui, exprimé sa volonté de voir sa juridiction, jouer pleinement son rôle.

                                                                                J.R.T.

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