17 cas de viols durant la période de la marche mondiale de Bukavu !

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L’Organisation non gouvernementale « Heal Africa », citée hier mercredi 27 octobre par Ocha/RDC au point de presse hebdomadaire de la Monusco, a rapporté 17 cas de viols dont 7 sur des filles mineures dans les zones de santé de Rutshuru, Binza et Birambizo dans la période du 13 au 19 octobre 2010. Des nombreux observateurs sont abasourdis de constater que ces barbaries ont intervenu au moment où dans le cadre des activités de la «Marche Mondiale des Femmes», la communauté internationale se liguait à Bukavu (Nord-Kivu) pour dénoncer les violences extrêmes commises sur les femmes de la RDC, particulièrement à l’Est du pays.  

            En effet, au moment où environ cinq mille femmes, venues de la RDC et d’ailleurs, participaient à ces assises, du 13 au 18 octobre dernier sous la conduite de la 1ère dame du pays, Marie-Olive Lembe Kabila, la situation de la protection des civils est restée très préoccupante à travers plusieurs zones dans le Nord-Kivu. 

dans le territoire de Lubero, par exemple, des sources locales ont rapporté une dizaine de cas d’enlèvements des civils dont 7 au village de Bilimani par des présumés rebelles ougandais d’ADF/Nalu qui les ont libérés par a suite. Sur l’axe Kitshanga-Bishisha-Bwiza dans le territoire de Masisi, les militaires FARDC soumettent la population à de nombreuses exactions dont le transport des effets militaires, extorsions et taxes illégales. Par ailleurs, des pillages à répétition des villages par des éléments rwandais des FDLR ont conduit à des mouvements des populations, notamment dans les villages de Luhala et Kifuko. 

Bukavu : Les cris des violées entendus ? 

            Elles étaient venues de partout (Amérique latine, Afrique du sud, Burundi, Canada, Espagne, Belgique, etc.) et toutes avaient un seul message à Bukavu il y a deux semaines : « Plus jamais de viol ! «. « Fin à la guerre, fin à la violence… «. Jusqu’où sont allés ces cris de plus de 15 000 femmes violées dans l’Est de la RDC, représentées par les marcheuses de Bukavu ? La marche des femmes de Bukavu terminée, comment a été reçue la communication de ces femmes par la cible ?

            Tapis dans l’ombre, les destinataires, ces violeurs donc, n’ont pas désarmés et ont aussi lancé leur message que la ‘’communauté internationale’’ doit au plus vite décrypté au lieu de se contenter de faire le triste décompte des femmes victimes de toutes les violences multiformes. Il est donc temps que leurs auteurs, étrangers ou nationaux, soient définitivement mis hors d’état de nuire, qu’ils soient poursuivis, même s’ils font partie de nos forces armées légales, des groupes illicites ou des Casques bleus «. Les nombreuses victimes n’auront la paix d’esprit et de cœur que lorsque les violeurs, Congolais ou étrangers, hommes en uniforme ou civils, ne demeureront plus impunis, qu’ils répondent, le moment venu, de leurs actes devant la justice nationale ou internationale.

Tshieke Bukasa

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