16 février 1992 – 16 février 2011 : un manifestant s’est souvenu des martyrs de la démocratie

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 Il y a dix-neuf ans,  les chrétiens congolais étaient tombés sous les balles en voulant exprimer leur profonde aspiration à l’avènement d’une société démocratique suite à la fermeture arbitraire de la Conférence nationale souveraine par le pouvoir de la deuxième République. Des assises dans lesquelles tout un  peuple avait fondé tous ses espoirs de voir éclore un pays où les libertés individuelles et collectives seraient garanties et respectées par tous. C’est à l’occasion de cet anniversaire douloureux  et déterminant que Me  Jean-Bosco Mwaka, qui participait à cette marche pacifique à l’époque,  a animé  un point de presse hier  mercredi 16 février 2011,  au   quartier Matonge,  dans la commune de Kalamu, pour commémorer la mémoire et  le sacrifice suprême  de ces compatriotes. En effet, au regard du contexte de l’époque et à cause de l’importance que revêt cet événement sur le plan  de l’avancée démocratique  mais un peu tombé dans les oubliettes de l’histoire J-B Mwaka compte briguer  cette fois-ci le suffrage du peuple souverain après son échec aux élections de 2006. Il a déclaré qu’il se battra de toutes ses forces une fois élu pour que la journée du 16 février  à l’instar  du 4 janvier soit proclamée « journée de martyrs de la démocratie », en mémoire de ces nombreux  dignes fils de la Rd Congo morts pour la liberté d’expression, s’est-t-il engagé.

 L’occasion faisant le larron, celui-ci a annoncé la création dans le paysage politique d’un nouveau parti politique, le Congrès des Chrétiens Démocratique (3C), dont il est le président. Parti d’obédience centriste, Jena-Bosco Mwaka a affirmé que celui-ci va s’investir dans la lutte pour le développement intégral du pays mais  aussi  pour enrayer les différents maux qui rongent notre société: antivaleurs, injustice, enrichissement sans cause, impunité.
 Passant en revue la situation politique de l’heure au moment où tous les états-majors battent le rappel des troupes pour être en ordre utile en 2011, J-B Mwaka a tour à tour distribué un carton rouge à l’opposition et à la majorité au pouvoir. De l’opposition, ce dernier a dénoncé la désunion qui la caractérise mais aussi des  bourreaux d’hier   devenus de donneurs de leçons. De la majorité, J-B Mwaka a épinglé les violations de textes et le conflit d’intérêt dans le chef de certains gestionnaires,  mais surtout l’absence d’une véritable  justice distributive de la res publica
 S’agissant du bras de fer qui s’observe entre l’église catholique et le pouvoir, celui-ci a renvoyé dos à dos les deux parties tout en les  invitant à la retenue afin que chacun joue son role. Aux acteurs politique de faire la politique et à l’église de s’occuper de nos ames, a-t-il conclu.

A.Vungbo

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