11 Etats à Kinshasa pour lutter contre les violences sexuelles

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Le Pr Ntumba Lwaba, secrétaire Exécutif de la Conférence Internationale pour la Paix dans la Région des Grands Lacs(CIRGL), a annoncé le lancement en juillet prochain d’une campagne de lutte contre les violences sexuelles dans la région des Grands Lacs. Au sortir d’une audience que lui a accordée la ministre de Genre, Famille et Enfant, Geneviève Inagosi, le samedi 26 mai 2012 dans son cabinet de travail, le délégué de la RDC dans les Grands-Lacs a confirmé que les violences sexuelles demeurent un fléau qui sévit dans notre pays. D’où le choix de Kinshasa pour le lancement prochain de cette campagne qui connaitra la participation de 11 pays membres. 
 
Soulignant avoir trouvé une oreille attentive auprès de l’actuelle  ministre Inagosi dont il a témoigné son activisme sur terrain grâce à son profil de journaliste (NDRL, tous deux furent pris en otage en Ituri en 2003 durant la guerre de l’Est par les miliciens du chef Kawa), Ntumba Lwaba a fait noter qu’il a pris connaissance de la feuille de route du gouvernement en matière des violences basées sur le genre.
 «…Nous lui avons aussi parlé du projet d’introduire la dimension genre dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles en RDC. J’ai fait cas aussi du fait que les auteurs des violences sexuelles sont souvent les groupes armés, des forces négatives qu’il faut arriver à neutraliser. Des gens comme Bosco Ntaganda, Joseph Koni. Nous sommes pour la Tolérance Zéro, la lutte contre l’impunité et devons faire en sorte qu’après le lancement de la campagne ici à Kinshasa il y ait effectivité sur le terrain… » a indiqué le secrétaire exécutif de la CIRGL. 
 
 Les partenaires du ministère de Genre interpellés
 
Au cours de la première réunion d’évaluation externe des deux ans de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles, tenue le week end dernier, Géneviève Inagosi a proposé aux participants la mise en place d’un système de coordination, de planification, d’évaluation et de suivi dans leurs interventions. Cela, d’autant plus que, a-t-elle constaté, les violences sexuelles deviennent un fonds de commerce pour les partenaires qui interviennent dans le cadre de cette lutte. Une occasion pour la ministre de les interpeller sur les impacts des activités menées en faveur des victimes. 
«Ce n’est pas des réunions que j’organise, mais celles-ci se tiennent même avant que je ne sois là. Aujourd’hui, c’était la réunion de l’équipe technique sur les violences sexuelles. C’est un groupe de travail qui met ensemble la partie gouvernementale et tous les partenaires technique et financiers qui interviennent dans la lutte contre les violences sexuelles», a-t-elle fait  savoir à l’issue de la rencontre. A l’en croire, cette entrevue lui a permis de se faire une idée sur le travail des partenaires en matière de la lutte contre les violences sexuelles. 
Pour rendre encore plus efficace ce système de coordination, de planification, d’évaluation et de suivi, a-t-elle laissé entendre, il faut renforcer la collaboration entre les bailleurs de fonds, les partenaires et le gouvernement afin d’atteindre le résultat escompté et durable. «Dans tout ce que nous aurons à faire, il est important pour nous, de respecter les missions qui nous ont été assignées par le chef de l’Etat, Joseph Kabila: la stabilisation de la situation sécuritaire à l’Est, la modernisation du pays et enfin l’amélioration sensible des conditions de vie de la population», s’est elle exprimé. Puis: «Si toutes les parties se mettent d’accord sur cette nécessité, nous pourrons faire l’évaluation au cours de la prochaine rencontre, qui est prévue dans deux mois» promettant d’effectuer de visite de terrain en vue de palper de doigt les réalités du travail abattu par les partenaires de son ministère. 
 
Tshieke Bukasa

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