1027 médecins engagés au respect du serment d’Hippocrate

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1027 Diplômés de plusieurs universités du pays, 1027 nouveaux médecins congolais ont prêté serment le samedi 30 janvier 2016. Organisé par le Conseil national de l’Ordre National des Médecins, cette cérémonie s’est tenue dans l’enceinte de la foire internationale de Kinshasa. Ces nouveaux inscrits au tableau de l’ordre ont pris l’engagement de consacrer leur vie au service de l’humanité, d’exercer leur art avec consciente et dignité. De respecter le secret de la personne qui lui sera confiée; de garder le respect absolu de la vie humaine dès la conception quelles que soient les menaces; de ne pas faire usage de ses connaissances médicales contre les lois de l’humanité.

Aussitôt lancés sur le marché médical congolais, ces nouveaux médecins sont appelés à plus de responsabilité. Demande formulée par le représentant des doyens des facultés de médecines dans son adresse à ces derniers. Même demande adressée non seulement aux formateurs, enseignants et doyens mais aussi à l’ordre des médecins.  Pour ce qui est des nouveaux médecins, ils sont tenus de dispenser des soins de qualité. Tout au long de leur profession, ils sont tenus de respecter l’éthique, la sécurité, la pertinence et l’efficience. Ceux-ci ne sont possibles que s’ils se rendent compte de la responsabilité qu’ils porteront sur des épaules frêles car ils doivent avoir à l’esprit que l’enseignement reçu doit être complété par des formations continues, recyclages, séminaires, contacts avec leurs maîtres.

            Aux facultés des médecines, il leur a été demandé par le représentant des doyens de médecines, de ne plus travailler en vase clos. EIles sont tenues de mettre immédiatement sur pied un collège des doyens qui sera un cadre de concertation, réflexion, de partage d’expériences et bonnes pratiques. Au représentant des doyens de médecins d’interpeller l’ordre des médecins de mettre en place un système d’accompagnement, de remise à niveau, de formation continue et d’accréditation des diplômes.

            Représenté par un membre de son cabinet, le ministre de l’Enseignement Supérieure et Universitaire a soutenu que cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’enseignement surtout dans le domaine de la médecine, qui gère la vie humaine du reste sacrée. En effet, il a rappelé à ces nouveaux médecins que c’est une lourde responsabilité de gérer le corps humain. Toute erreur, si petite soit elle, peut engendrer des conséquences néfastes. Ce qui veut tout simplement dire qu’un médecin n’a pas droit à l’erreur. Cette lourde responsabilité ne peut s’exercer avec compétence que si l’étudiant en médecine est outillé en conséquence.

            Quant au Président national de l’ordre des médecins, le docteur Nsadi, après avoir pris acte de la prestation de serment de nouveaux médecins, a invité ces nouveaux confrères au respect des textes régissant la profession. En tant que nouveaux médecins, ils sont à la lecture et maîtrise d’au moins un article du texte qui les régit. Ils doivent également lire le testament d’Hipocrate qui détermine le comportement à adopter. Ils sont tenus de comprendre que l’ordre national veille  au respect des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine et l’observance par tous les membres des devoirs professionnels et règles déontologiques médicales afin d’éviter le charlatanisme, la complaisance dans la rédaction des certificats médicaux.

            Par ailleurs, le président de l’ordre national des médecins a indiqué qu’on n’organisera plus des prestations de serment de mille médecins et invité le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire à uniformiser l’accès à la médecine. On ne peut pas se retrouver face aux universités à plusieurs vitesses. Il n’est pas normal qu’un étudiant non admis à une filière d’une université entre dans une autre et termine sa carrière. Un diplôme de l’Unikin doit avoir la même valeur que celui des autres universités.

Yves Kadima