Du 02 au 31 janvier 2018 : le Parlement en session extraordinaire

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Les deux chambres du Parlement seront en session extraordinaire du 02 au 31 janvier 2018. C’est le message qu’a fait parvenir le Président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, aux députés nationaux, hier mardi 19 décembre. Selon lui, l’exercice va être fait à la requête du Chef de l’Etat. Mais au contrairement à ce que l’on pourrait croire,
le projet de loi électorale, envoyé au Président de la République pour promulgation après son adoption, en des termes différents, par l’Assemblée nationale et le Sénat, n’est pas inscrit à l’ordre du jour. On peut ainsi considérer que le dossier est définitivement clos
et que la version de la chambre basse du Parlement est la bonne.
S’agissant de l’ordre du jour, on apprend qu’il va porter sur le
projet de loi portant révision du Code Minier. Il va également être
question, pour les différentes Commissions mixtes paritaires
Sénat/Assemblée Nationale, de poursuivre et parachever leurs travaux
autour du Projet de loi organique de la Banque Centrale du Congo ; du
Projet de loi déterminant les principes fondamentaux du Tourisme ; du
Projet de loi relatif à la Liberté des Prix à la concurrence.
Ainsi donc, députés nationaux et sénateurs, partis en vacances le 15
décembre 2017, sont obligés de revoir leurs agendas et de revenir au
Palais du peuple après les fêtes de Noël et de Nouvel An. Mais, de
l’avis de nombreux observateurs, aucune des matières énumérées
ci-dessous ne présente un caractère urgent pour nécessiter une session
extraordinaire. Ils pensent que les parlementaires ont perdu un temps
fou dans des motions et questions écrites ou orales dont ils
connaissaient à l’avance l’issue, compte tenu de la propension de la
Majorité Présidentielle à prendre machinalement la défense des membres
du gouvernement et du Premier ministre, même quand leurs fautes de
gestion sont avérées. Si les différents projets de loi sous examen et
d’autres arriérés législatifs avaient été inscrits à l’ordre du jour
en lieu et place des motions et autres sujets de distraction, le
Trésor public aurait pu être épargné d’une nouvelle source de dépenses
avec la tenue d’une session extraordinaire.
Kimp